Il Cuoco piemontese perfezionato a Parigi
Il Cuoco piemontese perfezionato a Parigi est un livre de cuisine anonyme publié à Turin en 1766. Il adapte la cuisine française au contexte piémontais ; l’édition critique de Salvatore Iacolare étudie le texte de 1775 en le comparant à la première édition.

Pourquoi ce livre marque un tournant
Publié pour la première fois à Turin en 1766, l’ouvrage reprend et adapte en grande partie La Cuisinière bourgeoise de Menon, publiée à Paris en 1746, dans un contexte savoyard et piémontais. (Source: Salvatore Iacolare · 2024 · ISBN 9788822269621)
Le XVIIIe siècle : Paris comme modèle, le Piémont comme filtre
Au XVIIIe siècle, le dialogue avec la France transforme techniques, vocabulaire et organisation de la cuisine. Le livre de 1766 permet de comprendre ce passage : les modèles français sont transférés puis adaptés aux produits disponibles et aux goûts locaux, plutôt que simplement copiés. Cette traduction et cette réinterprétation en font une source importante.
Une nouvelle langue de la cuisine
De nombreux termes français entrent dans le vocabulaire culinaire italien : entrée, hors-d’œuvre, entremets, remoulade, ravigotte, escalope, purée, brioche, caramel, meringue et soufflé.
Bien plus qu’un recueil de recettes
La première édition comprend les devoirs du maître de maison, un vocabulaire des ustensiles, des indications saisonnières, des techniques de service et de découpe, ainsi que des centaines de recettes.
Un auteur sans nom
Le frontispice ne donne aucun nom d’auteur. Cet anonymat fait partie de l’histoire du texte et souligne sa fonction de médiation entre culture culinaire française et lectorat piémontais.
Questions fréquentes
De quand date Il Cuoco piemontese perfezionato a Parigi ?
La première édition étudiée ici a été publiée à Turin en 1766. Il faut la distinguer des éditions suivantes : le texte et les recettes peuvent varier d’une édition à l’autre.
Connaît-on l’auteur du Cuoco piemontese ?
L’édition de 1766 est présentée ici comme anonyme. Le titre ne suffit pas à identifier un cuisinier précis ou à reconstruire sa biographie : toute attribution personnelle exige d’autres documents.
Une recette imprimée en 1766 prouve-t-elle sa date d’invention ?
Non. Elle prouve que la préparation était décrite dans l’édition consultée. Une première attestation retrouvée et l’invention d’un plat sont deux choses différentes ; leur lien exige d’autres sources.